Ce dimanche, au réveil, la nouvelle de la nuit, hormis la victoire des Girondins contre Sedan, c'est l'incendie du bus de Marseille. Les conducteurs du métro ont eu la bonne idée d'attendre le milieu de la matinée pour se mettre en grève, de ce fait en quelques minutes, je suis près de la ligne de départ de la course Marseille-Cassis. L'organisation des camions consignes est parfaite et la température autour de 20 degrés ne nécessite pas l'utilisation de sac poubelle pour se couvrir.
Où les problèmes commencent, c'est que les gens se mettent en place pratiquement deux heures avant l'heure de départ. Ne voulant pas me retrouver en queue de peloton, je me suis positionné 1 heure 20 avant le coup de pistolet. Malgré les conversations et la prise de tuyaux sur la manière de gérer cette course avec mes voisins, compagnons d'infortune, ce fut long, mais à 10 heures pétantes les 12000 coureurs étaient lâchés.
En hors d'œuvres, une grande ligne droite en faux plat montant, où j'ai passé mon temps à slalomer entre des gens qui n'avaient rien à faire devant ; il faudrait qu'un jour, les organisateurs trouvent une solution à ce problème récurent.
Le plat de résistance est arrivé assez rapidement, j'ai abordé le col de la Gineste à un bon rythme, mais sans me mettre dans le rouge, partant dans l'inconnu. J'ai effectué une excellente ascension, sans jamais marcher, prenant même le temps d'admirer le paysage ; splendide la méditerranée vue d'en haut.
La principale difficulté avalée, c'est le dessert sucré, constitué par une descente sur Cassis sur environ 10 KMS, agrémentée de deux faux plats.
L'arrivée sur la ville constitue le clou de la course. Rarement j'ai vu un cadre aussi beau pour une conclusion d'une course. Les 1500derniers mètres à effectuer autour d'un magnifique port de plaisance méditerranéen, inondé de soleil, où des milliers de spectateurs vous encouragent et vous aident à puiser dans vos dernières réserves pour finir.
A la sortie, un temps de 1 H 28' 50'' (1 H 28' 06'', à la puce) et une 478ième place sur environ 12 000 arrivants ; bien mieux que les objectifs que je m'étais fixés.
Après le ravitaillement et la douche réparatrice, les cars navettes nous ont ramené au lieu de départ, à Marseille, où une petit surprise m'attendait : suite à l'incendie du bus, samedi soir, les conducteurs du métro marseillais s'étaient mis en grève. Résultat de l'opération, une petite ballade d'environ 5 KMS dans les rues de Marseille, pour regagner mon hôtel ; comme footing de récupération, j'ai connu mieux. Du coup le reste de la soirée a été consacrée à la récupération en regardant le sport à la télé, une fois encore le choix était vaste.
PHOTOS EKIDEN BORDEAUX SUR :
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